Pacific Overtures - Synopsis

Acte Ier

A la manière d'une pièce japonaise, ce musical américain à propos des influences américaines sur le Japon débute au présent, en juillet 1853. Le narrateur (Reciter) explique que les étrangers ayant été chassés, rien n'a pu menacer les cycles pereins du quotidien du Japon. Ailleurs, les guerres font rages et les machines remplacent les hommes alors qu'au Japon, on continue de planter du riz, faire des révérences et on jouit d'une certaine paix et sérénité (THE ADVANTAGES OF FLOATING IN THE MIDDLE OF THE SEA).

Or, le président des Etats-Unis Fillmore, est déterminé a ouvrir les relations commerciales avec le Japon et envoie le contre-amiral Perry à la conquête du Pacifique. Des navires américains sont donc en vue au large d'Okinawa, à la grande consternation du maître Abe, du Shogun et autres sages. A Uraga, Kayama est donc nommé préfet de police pour repousser les Américains, cette nommination dévaste sa femme, Tamate. Elle exprime son chagrin dans la danse alors que deux observateurs commente son désespoire (THERE IS NO OTHER WAY). Un pêcheur et un marchand remarquent l'arrivée des navires et les comparent à des dragons (FOUR BLACK DRAGONS) alors qu'une caricature du navire américain Powhatan arrive dans le port. Le contre-amiral Perry annonce qu'il doit rencontrer le Shogun sous six jours ou il détruira la ville. Face à cet ultimatum, le Shogun se fait porter pale. Exaspérée par son hésitation, sa mère, avec une élégance sophistiquée, l'empoisonne avec son thé (CHRYSANTHEMUM TEA).

Une fois le Shogun décédé, Kayama conçoit un plan dans lequel les Américains peuvent être reçu dans la Treaty House, une maison surélevée et tapissée de tatami, les étrangers ne poseront donc techniquement pas le pied sur le sol japonais. Kayama prend la direction d'Uraga avec son accolyte, le pêcheur Manjiro. Sur le chemin, grâce à l'échange de poèmes, des amitiés se lient (POEMS). Cependant, les mentalités évoluent déjà plus vite que prévu et sur le chemin, ils rencontrent une maquerelle instruisant ses filles inexpérimentées à l'art de la séduction des étranger (WELCOME TO KANAGAWA).

Le contre-amiral Perry et ses hommes débarquent et, alors qu'ils se dirigent vers la Treaty House avec, preuves de leur bonnes intentions, deux sacs de pommes de terre d'Irlande et une copie de "La Géologie du Minnesota" d'Owen. Le souvenir des négociations est évoqué par un observateur depuis un arbre (un vieil homme et son jeune alter ego) alors que l'histoire change (SOMEONE IN A TREE). Kayama semble dans une premier temps avoir eut le dessus lors des négociations quand on peut voir les Américains partir en paix. Cependant, la représentation du contre-amiral Perry réapparaît et réalise une danse traditionnelle Kabuki avant de s'en aller triomphant.

Acte II

A la surpries du maître Abe, devenu Shogun, et de Kayama, nouveau gouverneur d'Uraga, les Américains reviennent courtiser les Japonais (PLEASE HELLO) et réclament un cadre de négociation commercial formel. La visite des Américains est ensuite suivi de celles d'amiraux britanniques, hollandais, russes et français, tous désireux de pouvoir accéder au marché japonais. Alors que Manjiro reste dans la tradition en s'habillant de manière traditionnelle cérémoniale, Kayama adopte des comportements et des vêtements plus occidentaux, exhibant fièrement ses nouvelles acquisition telles qu'une montre, un manteau ou un chapeau melon (A BOWLER HAT). Mais ces changements ne sont pas tous si heureux et trois marins anglais prennent ainsi une jolie jeune fille pour une Geisha (PRETTY LADY) provoquant ses cris. Un homme armé venant à sa rescousse, il tue les 3 jeunes hommes. En racontant la situation au Shogun, Kayama est également tué par un assassin en cape, son ancien ami Manjiro.

Dans le désordre qui s'ensuit, l'Empereur saisi le pouvoir des mains du Shogun et promet que le Japon choisira la voie du progrès. Alors que le pays évolue d'innovations en innovations (NEXT), les vêtements de l'Empereur sont enlevés couche par couche et dévoilent le narrateur en jeans et t-shirt. Le Japon contemporain, avec Toyota et Seiko, l'air pollué et les plages contaminées, s'assemble alors autour de lui. "Il y avait un temps où les étrangers n'étaient pas les bienvenus ici. Mais c'était il y a bien longtemps." Il conclut par ces mots : "Bienvenue au Japon."