
"The minute you walked in the joint,
I could see you were a man of distinction...
Hey big spender!"
Sweet Charity, la troisième pièce musicale avec une musique de Cy Coleman, ouvre à Broadway en janvier 1966 avec chorégraphie et mise en scène de Bob Fosse. Elle restera à l'affiche du Palace Theatre jusqu'au mois de juillet de l'année suivante, où elle fermera après 608 performances. C'est également en 1967 que la production londonienne débute. En 1969, Bob Fosse réalisera l'adaptation pour le grand écran. Un premier revival à Broadway aura lieu en 1986 (avec 369 représentations), un second en 2005 (279 shows).
- Version originale Broadway 1966 - Film de 1969 - Revival de Broadway 1986 - Revival de Broadway 2005
|
Années 1960, New York. Charity est danseuse dans un club et enchaîne les déceptions sentimentales, ayant le don d'attirer des hommes qui profitent d'elles. Lorsqu'elle raconte ses aventures rocambolesques, ses collègues (parmi lesquelles Nickie et Hélène) sont partagées entre la moquerie et la tendresse pour cette fille au grand cœur. Dans des circonstances incongrues, Charity fait alors la connaissance d'Oscar... Le grand amour enfin ?
Lorsque j'étais à New-York en 2005, j'ai été tenté de découvrir Sweet Charity avec le revival qui venait de débuter. Découragé par de sévères critiques, je passe mon chemin pour cette fois-ci... Je découvrer par la suite le film de Bob Fosse en DVD.
Je parlerai principalement du film ici car c'est le seul support de Sweet Charity que je connaisse à ce jour. Le film est très étrange. Bob Fosse étant un chorégraphe de génie (je pèse mes mots), les séquences dansées sont sûrement les meilleurs moments du film. On oubliera les bizarreries de montages : des photos insérées entre deux plans, des effets visuels psychédéliques certes en rapport avec l'époque, mais peu convaincants, des coupes hasardeuses, des fondus périlleux... Par contre, Charity est un personnage très attachant et Shirley MacLaine la rend encore plus adorable et touchante. L'humour est omniprésent et sert bien l'intrigue, quelque peu fragilisée par un certain manque de profondeur et parfois même, de cohérence dans une linéarité trop évidente.
Les chansons : "Big Spender" (bien que l'étalonnage du son sur le DVD ne rendent pas toutes les paroles audibles, quel dommage), "If My Friends Could See Me Now", "There's Gotta be Something Better Than This", "The Rhythm Of Life", "I'm A Brass Band" Les ballets : "Big Spender" bien que l'ambiance et le montage ne soit pas optimisés à mon sens et "Rich Man's Frug", une séquence délirante absolument fantastique, un modèle du genre !
- Le film fut un bide retentissant. Coûtant 20 millions de dollars à la production, il n'en remporta que 4, il faillit même provoquer la fermeture de Universal Pictures !
Je possède le DVD du film de 1969 et l'enregistrement du revival de 2005. |
||
Synopsis |
Livret |
Liens |
|
~ Cy Coleman ~ Wildcat (1960) | Little Me (1962) | Sweet Charity (1966) | Seesaw (1973) | I Love My Wife (1977) | On The Twentieth Centur (1978) | Barnum (1980) | Welcome To The Club (1989) | City Of Angels (1989) | The Will Rogers Follies (1990) | The Life (1991) |
|||